Page d'accueil Historique de la famille Maçon, Maçou, Masçou, Mason, Masou, Masson, Massou.
Quelle que soit l'orthographe, l'étymologie de notre patronyme renvoie toujours vers la profession de maçon. Notre aïeul Mathieu s'écrivait MASÇOU (cf. acte de décès en 1775). Cette orthographe a rapidement disparu tout comme MASON et MASOU qui ne furent enregistrées que deux fois. Les écritures MAÇON et MAÇOU ne concernent que la troisième génération. Seules les deux orthographes MASSON et MASSOU sont constantes depuis la deuxième génération et perdurent à ce jour.
"Charité bien ordonnée commençant par soi-même" et dans un but de simplification, je n'utiliserai que la seule orthographe "Massou" lorsque je serai amené à parler des membres de la famille. Toutefois, la généalogie éloborée par Heredis et la page concernant les vivants vous permettront de retrouver les bonnes orthographes.
Il est à noter qu'en l'état actuel de nos recherches le berceau de notre famille demeure Bourg Saint Bernard (Haute Garonne) et dans les environs.
Extrait de la monographie de l'instituteur de Bourg Saint Bernard, le 15 mai 1886 "A une époque très reculée, le Bourg Saint Bernard s'appelait Ville Longue, à cause de sa conformation topographique. D'après la tradition, il paraît en effet, qu'il s'étendait sur une petite largeur, jusqu'à Francarville, commune située à environ trois kilomètres. C'était alors le siège d'un évéché ; il était entouré de forêts et devait avoir une certaine importance, si l'on en juge par les fossés qui l'entouraient et dont quelques vestiges existent encore. En outre, deux portes fort anciennes existaient récemment aux extrémités de la Grand'rue et ont été enlevées en 1864.
Plus tard, on ne sait à quelle époque ni pour quelle cause, la Ville Longue prit le nom de Bourg-la-Loi.
L'étymologie de la dénomination actuelle paraît enfin être assez connue et se rapporte à la légende traditionnelle suivante :
Pendant le commencement du XIIème siècle, l'hérésie des Albigeois ayant fait d'assez rapides progrès dans la province du Languedoc, le pape envoya pour prêcher la croisade contre les hérétiques, un évèque nommé Albéric. Ce dernier, afin de mener plus sûrement à bonne fin la mission apostolique dont il était chargé, s'adjoignit le célèbre abbé de Clairvaux, saint Bernard, dont la parole éloquente et persuasive lui était bien connue.
A leur arrivée dans la contrée, les deux missionnaires demeurèrent quelque temps à Toulouse, où, du reste, ils avaient été très bien accueillis par le comte Ildephonse, et entreprirent ensuite leurs prédications dans les environs de cette ville. (Histoire de l'Eglise par Rohrbacher)
Ils furent, dit-on, très mal reçus par les habitants d'une petite ville dont le nom est resté ignoré, et obligés de la quitter sans opérer une seule conversion. Force leur fut de se mettre à couvert par la fuite, et c'est alors que se dirigeant par la vallée du Girou, vers des peuples moins hostiles, saint Bernard et son compagnon reçurent l'hospitalité dans le Bourg-la-Loi, où les habitants se montrèrent charitables à leur égard et se laissèrent facilement ramener à leurs premières croyances. Saint Bernard prêcha dans une maison appelée Corps de Garde, qui existe encore, et qui appartient aujourd'hui à M. Pautard, boucher. Le Bourg-la-Loi dès lors changea son nom en celui de Bourg Saint Bernard, et ce saint est devenu le patron de la localité. Une statue de Saint Bernard est demeurée longtemps érigée à côté de l'endroit où il avait prêché et, comme elle achevait de tomber en vétusté, elle a été enlevée, il y a cinquante sept ans environ.
Avant de quitter la petite ville où il avait dû subir des outrages et des insultes de toute sorte, Saint Bernard maudit les habitants de cette localité inhospitalière ; pendant sept ans, ils furent la proie d'une maladie dégoutante et pestilentielle appelée la teigne et eurent à subir les tortures de la soif et de la sècheresse. Au bout de la septième année seulement, le mal acheva de sévir sur eux et comme première trace de verdure, ils aperçurent une feuille de figuier qui venait de pousser.
En souvenir de ce fait,la ville s'appela dès lors "viridi folium", verte feuille ; de là est venu le nom de Verfeil.
En récompense de leur générosité et du bon accueil fait à Saint Bernard, les habitants du Bourg jouirent pendant longtemps d'une grande fertilité, tandis que leurs voisins maudits, en proie à une sècheresse extrême, étaient obligés de venir puiser leur eau à une distance de neuf kilomètres dans un réservoir appelé "Fount Baler", situé tout près du village du Bourg."
Extrait de la monographie de l'instituteur de Bourg Saint Bernard, le 15 mai 1886
Histoire et légende
Le moine Henri à Verfeil Après l'ébranlement mystique de l'an 1000, nombreux furent les propagateurs de doctrines religieuses nouvelles dérivées du christianisme ou s'opposant violemment à lui. Un des plus célèbres hérétiques, au douzième siècle, fut le moine Henri qui s'était installé à Verfeil vers l'année 1140 et y avait fait de nombreux adeptes tant dans le peuple que parmi les seigneurs qui avaient tous embrassé sa doctrine.
En effet, la campagne toulousaine est peuplée d'une foule de paysans vivant misérablement sur un sol qui n'arrive pas à nourrir une population qui vient de connaître une forte poussée démographique. Ces paysans sont de plus, l'objet de tracasseries fiscales de la part des établissements religieux, fort riches, propriétaires des terres. Enfin, les nobles sont eux mêmes en lutte constante avec l'Eglise qui voudrait leur faire restituer les biens et revenus ecclésiastiques dont ils sont souvent détenteurs et ils voient dans le renversement de l'église en place un moyen de s'emparer définitivement des biens convoités.
Ce que dit Henri a donc beaucoup d'écho d'autant plus que si l'expansion économique du comté de Toulouse a engendré une société fondée sur l'argent, les pauvres se dressent contre cette civilisation du profit. Il a une voix puissante, sait flatter les foules et son allure ajoute à son succès car au contraire des riches représentants de l'église, il arrive pieds nus et en loques. Se séparant délibérément de l'église il " rejetait l'utilité des sacrements et des prières, n'admettait pas les prières pour les morts, les cérémonies publiques dans les temples ". Il proclamait idolâtres les adorateurs de la croix et affirmait, bien avant Calvin, le principe de la prédestination, ajoutant une dénonciation agressive de la richesse du clergé
L'esprit de pauvreté qui anime tous les réformateurs de cette époque est poussé au plus au point par les " parfaits " cathares, considérés comme des " bons hommes ", véritables témoins de l'enseignement du Christ et de ses apôtres. Henri, qui avait fait de Toulouse son point d'attache, propagea sa doctrine dans toute la région. C'est ainsi qu'ayant trouvé à Verfeil un terrain favorable à ses semailles spirituelles, il s'y fixa durant quelques mois et en convertit la majorité des habitants.
L'Eglise se défend : St Bernard à Verfeil Alarmé par les progrès de l'henricisme, le pape Eugène II envoya dans le " pays contaminé " le cardinal Albéric, l'évêque de Chartres et saint Bernard, abbé de Clairvaux. Celui-ci confiant en son éloquence âpre, se rendit seul à Verfeil qui, écrit l'évêque de Chartres " contenait autant de partisans des doctrines hérétiques que d'habitants ".
Espérant ramener à l'orthodoxie " les brebis égarées ", l'abbé de Clairvaux alla dans l'église pour y prêcher. A peine avait-il commencé, les principaux seigneurs sortirent avec des haussements d'épaules et des ricanements. Par moutonnerie, crainte ou accord, le peuple les imita. Saint Bernard tenace et sûr de lui, suivit la foule et, sur la place publique, continua de l'haranguer. Les seigneurs s'égaillèrent mais revinrent bientôt dans l'intention de décourager par l'obstruction railleuse, le zélé prédicateur. Saint Bernard se retira alors après avoir articulé cet anathème: " Verfeil ....cité de la verte feuille... que Dieu te dessèche. "
La Légende La belle légende, rapportée par Guillaume de Puylaurens, veut que les effets de l'anathème aient été - durant sept années, supportés par Verfeil et les terres qui l'environnent. Les arbres seraient demeurés sans vie et les chevaliers, morts tous de mort violente après avoir été réduits à la misère. Quelle qu'en puisse être la cause, il est certain que Verfeil souffrit après 1147, d'une longue sécheresse, car les archives du Bourg-Saint-Bernard nous confirment que les habitants de la cité henricienne étaient dans l'obligation d'aller avec des charrettes chercher l'eau dans des outres à une fontaine du Bourg portant le nom de Fount Baler.Après sept années, le courroux divin s'étant apaisé, les arbres se couvrirent à nouveau d'une végétation luxuriante. Le premier arbre qui se vêtit de feuilles dit la légende, fut un figuier. C'est pourquoi les armes de la ville portent un arbre de cette espèce s'accrochant à un sol aride et dénudé.
L'Albigéisme : St Dominique à Verfeil Le châtiment infligé à Verfeil ne changea nullement les dispositions de ses habitants en matière de religion. Henri avait semé l'hérésie. Les Albigeois en récoltèrent les fruits. Et les seigneurs Pons Jordan et Arnaud Arifat étaient avec la population verfeilloise, au début du treizième siècle, de zélés admirateurs des " parfaits ".
Un saint religieux avait, soixante ans auparavant, vainement essayé de réconcilier avec l'Eglise les disciples du moine italien. Un autre saint, Dominique, l'implacable inquisiteur espagnol, se rendit, en 1206 à Verfeil pour confondre les défenseurs du catharisme. Il était soutenu par l'abbé de Citeaux, Pierre le Vénérable et Diégo Ajebez, évêque d'Osma. Les trois missionnaires se présentèrent aux portes, en cilice et pieds nus, afin d'opposer aux accusations portées contre le goût ecclésiastique d'un luxueux confort, un vivant démenti. Malgré leur puissance dialectique, ils ne purent avoir raison de leurs adversaires.
Comme l'avait fait avant lui l'abbé de Clairvaux, Dominique repartit furieux et demanda à Simon de Montfort de faire payer aux Verfeillois leur entêtement impie.
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